MANIFESTE

LE MANIFESTE DU NOUVEAU LOBBYING

En finir avec « le lobbying à la papa »

Le premier ennemi du lobbying est le lobbying lui-même. Le discrédit dont souffre la profession a pour première raison ses pratiques et ses (mauvaises) habitudes. Aujourd’hui encore, le trafic d’influence et la corruption constituent des outils d’influence utilisés.

Dépasser nos  préjugés intellectuels et culturels

Hors du monde anglo-saxon, des oppositions binaires demeurent vivaces dans les mentalités : intérêt général versus intérêt particulier, public versus privé, objectivité versus subjectivité.
La croyance en la pureté du politique, de la chose publique et de l’intérêt général, toujours menacée par les particularismes et les individualismes, est restée forte.

A rebours, nous pensons que la décision publique n’existe pas hors sol et qu’elle doit être nourrie par le partage d’informations, le retour d’expérience et l’expertise (terrain et métier).

Nous devons co-construire, par l’analyse et l’argumentation, l’expression optimum de l’intérêt général. Lequel ne saurait exister ex-nihilo mais doit être produit à travers une confrontation réglée des faits, des intérêts et des points de vue.

Prendre conscience des enjeux

Les décideurs, les élus et les pouvoirs publics représentent une « partie prenante » essentielle dans la vie d’une entreprise ou d’une organisation. L’acceptabilité de l’entreprise et de son activité, son image et sa réputation, mais aussi une autorisation de produit ou une législation d’obligation, constituent autant d’exemples d’enjeux dont les effets sont déterminants.

Parce que les décisions publiques influent directement sur les intérêts des entreprises et des organisations, il importe donc de participer à leur élaboration.

Le digital et le web social au service d’un lobbying responsable

Parce que le digital rend visibles les acteurs de l’influence,
Parce qu’il a étendu la « publicité » des positions et des débats,
Parce que l’exigence de transparence est grandissante,
Parce que les revendications uniquement catégorielles sont de moins en moins écoutées,

Seule la légitimation des intérêts professionnels, par leur capacité à converger avec l’intérêt général, permet d’agir efficacement et durablement dans la règle du jeu législative et réglementaire.

L’heure est venue d’un nouveau lobbying d’expertises et d’arguments vis-à-vis des projets de norme qui permettra d’améliorer la fabrication des politiques publiques.

Parce que tous les publics se trouvent désormais connectés les uns aux autres,
Et qu’ils fonctionnent en permanence au travers d’interactions et résonances multiples,

Une action d’influence qui se limiterait aujourd’hui à intervenir en bout de chaîne dans le seul processus législatif ou réglementaire serait amputée d’une partie essentielle de son efficience.

Affaires publiques et relations publics

Il n’y a plus d’action efficiente des représentants d’intérêt sur la règle publique sans gestion de l’image, des opinions et de la réputation auprès des acteurs publics en général. Si le « lobbying » est ainsi l’aval d’un processus d’influence, les « affaires publiques » en sont l’indispensable amont.

Une entreprise ou une organisation ne peuvent développer une stratégie d’influence efficace sans agir en direction de toutes leurs parties prenantes selon des modalités de communication différenciées.
Tous les publics sont à convaincre en même temps car ils sont désormais co-présents au moment de la construction de la décision publique.

La stratégie d’influence s’écrit donc au pluriel. Elle doit ainsi articuler des actions multiples ciblant aussi bien les consommateurs, les individus, les citoyens, les salariés, les actionnaires que les décideurs publics en actionnant tous les moyens, on line et off line, qui permettent d’agir sur les opinions et de susciter de l’engagement.

La création de valeur à l’heure de l’utilité sociale 

Parce que la création de valeur de l’entreprise, sa réputation et son influence, dépendent aussi de son utilité sociale, la marque devient désormais engageante à proportion de sa participation à l’esprit public.

La revalorisation de l’intérêt privé passera ainsi par la collaboration avec « les communaux » afin d’accroître la réputation sociale et le capital social.Créons les modalités et les dispositifs de participation à l’esprit public !

Le lobbying strictement cantonné aux logiques de défense et de préservation des intérêts particuliers ne constitue plus alors qu’une expression singulièrement appauvrie de ce que peut l’influence lorsqu’elle développe ses logiques intégratives, participatives et créatives.

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